Avant que ça lâche
Pendant des décennies, on a dit aux travailleur·euses quand commencer, à quel rythme et avec quels droits. Aujourd'hui, le gouvernement de l'Arizona voudrait aussi leur imposer quand s'arrêter. 67 ans pour tout le monde, comme si tous les corps s'usaient au même rythme. La campagne « Avant que ça lâche » renverse cette logique et rend à celles et ceux qui travaillent une décision qui aurait toujours dû leur appartenir.



Certains métiers usent davantage que d'autres et certains corps paient un prix plus lourd. Le dos d'un·e maçon·ne, les genoux d'un·e infirmier·ère, les poumons d'un·e technicien·ne de surface ne suivent pas la même horloge. Cette usure ne se mesure pas depuis un cabinet ministériel : elle se vit, chaque matin, chaque soir, dans les corps et dans les vies.
L'image porte tout le propos : une corde sur le point de céder, fil rouge de la campagne, traduite en français comme en néerlandais. L'accroche « Mon corps dit stop, pas l'Arizona » plante le conflit, du logo à l'affiche jusqu'au mobilier urbain, dans un système graphique brut et direct.






La revendication est simple : personne ne devrait devoir attendre l'épuisement pour pouvoir s'arrêter de travailler. À travers ce concept, la FGTB redonne à celles et ceux qui travaillent le droit de partir avant l'usure. Pas après. Pas trop tard.


